☻ Une soirée Ciné-concert au Digital Village de Paris 13e
14 juin 2026 : Ce soir j'ai rendez-vous avec mon amie Michèle au Digital Village, tout près de la place d'Italie. J'ai réservé là, grâce à la newsletter de la Mairie du 13e que je reçois régulièrement et qui donne toujours de bons "plans" 😀, un Ciné-concert gratuit d'un long métrage de 58 minutes de Buster Keaton sorti en 1925. Il sera accompagné par une improvisation au piano par un homme qui s'est présenté comme prestataire du Café du Village.
Mais, c'est quoi au juste le Digital Village... ?
Tout d'abord, il faut savoir qu'il en existe dans plusieurs villes de France, à l'est, à l'ouest, au centre, au nord et au sud. Ensuite, comme le numérique est omniprésent et qu'il est difficile de s'y retrouver, ces lieux ont été conçus pour rassembler les gens afin d'y travailler, d'y apprendre, de s'y divertir et de s’y amuser ! ✌🏻🔥☕️
Une bonne vidéo vaut mieux qu'un long discours, non ?
Revenons à nos moutons : voici l'entrée du Digital Village, situé rue Albert Bayet au numéro 1.
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Une fois sur place, je retrouve Michèle ainsi que mon amie Madeleine et sa copine Monika à qui j'ai transmis l'info. Nous sommes en avance, ce qui nous permet de tailler une bavette toutes les quatre. Michèle me dira ensuite "Elles sont sympas tes copines !"
A 19h30, une centaine de chaises ont été installées en sous-sol dans une grande pièce munie d'un écran et une soixantaine de personnes y prennent place avec nous.
Place au film !
Ce long métrage de Buster Keaton est intitulé "Les fiancées en folie" mais son titre original en anglais est "Seven chances" : vous comprendrez pourquoi en lisant le synopsis du film ci-dessous.
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Synopsis
Courtier dans une mauvaise situation financière, Jimmie Shannon est le légataire de sept millions de dollars par son grand-père. Mais une condition accompagne cet héritage providentiel : Jimmie doit être marié avant 19h le jour de ses 27 ans. Encore célibataire, il fête justement ses 27 ans ce jour-là. La fille de son cœur, Mary, semble s'imposer mais Jimmie lui fait une demande si maladroite qu'elle lui refuse sa main. Retournant au country-club avec son associé, il fait alors sa demande aux sept jeunes filles qu'il connaît (les "Seven chances" du titre original) mais toutes l'envoient paître.
Son associé lui suggère alors de le retrouver dans une église à 17h, promettant de lui dénicher une heureuse élue. Poursuivant toute la journée sans succès ses demandes, Jimmie se résigne à se rendre à l'église à l'heure dite qui est alors déserte. Il s'assoupit sur le banc du premier rang alors qu'arrivent d'innombrables femmes, de tout âge et au physique parfois disgracieux, avec un voile sur la tête. Toutes arborent un journal dans lequel est paru une annonce publiée par son associé avec la photo de Jimmie et un appel à volontaires pour l'épouser. À son réveil, il prend peur devant l'hystérie qu'il provoque et tente d'échapper à la cohorte qui le poursuit à travers les rues de la ville jusqu'aux collines désertiques où des rochers dévalant la pente semblent à leur tour vouloir l'atteindre.
Entretemps, le malentendu avec sa fiancée se dissipe et l'union se fait quelques secondes avant 19h.
Nous avons vu le film sous-titré en français,
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mais je ne l'ai trouvé sur le net que dans sa version originale, en anglais...
Cliquez sur les flèches en bas à droite pour agrandir l'écran.
Suite à la mise en place des grands moyens avec la parution d'une annonce dans un journal, vient la marée humaine de prétendantes : à partir de ce moment-là, le film part en vrille et ne s'arrêtera plus. La logique du crescendo voit cette foule féminine piétiner des joueurs de football américain sur leur propre terrain, démonter un mur en briques en cours de construction pour s'armer de projectiles, parcourir les rues de la ville et effrayer toutes les âmes des alentours dans de fabuleux travellings, d'une maîtrise étonnante pour l'époque.
Pour voir ces courses poursuites, c'est à dire les scènes les plus drôles du film, rendez-vous directement à 31:20 min.
Si vous ne voulez pas visionner le film dans son intégralité, voici une bande-annonce qui résume bien le comique du film.
Le public a beaucoup applaudi le pianiste qui a expliqué ensuite qu'il n'avait jamais vu le film jusqu'à la minute où nous l'avons nous-mêmes visionné et que s'il avait à en refaire une improvisation ce serait probablement une impro différente ! Mais..., il nous a dit qu'il avait 30 ans de métier !
Michèle et moi sommes restées grignoter au Café du Village. Nous étions dans le créneau des Happy Hour et avons partagé une assiette de charcuterie et une autre de fromages accompagnées par du pain aux olives absolument délicieux même si pas forcément bon pour le régime... C'était fort agréable, le tout arrosé pour ma part par un verre de vin blanc et pour Michèle par une pinte de bière. Nous avons dîné en terrasse et n'étions pas les seules à le faire à l'issue de ce beau Ciné-concert.
Appétissantes, non les assiettes !
Nous sommes reparties chacune avec un doggy-bag...
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L'arrière de la terrasse est décoré par l'artiste urbaine Louyz que je connaissais déjà pour admirer à chaque fois que je passe devant, c'est à dire très souvent, l’œuvre de street-art qu'elle a dessinée à l'angle de la rue de la Butte aux Cailles (*) sans savoir qu'il s'agissait d'une femme. En fait, Louise signe sur 2 lignes et on doit lire sa signature sur 2 lignes.
LOU
YZ
Issue d’une famille de peintres muralistes, Louyz est plongée dans le monde de l’art de rue depuis son enfance. Née en 1987 à Paris dans le 13eme, elle grandit dans cet univers artistique. Utilisant la technique du trompe l’œil, elle introduit jungles et animaux parmi lesquels le lézard occupe une place de choix. Dans ses fresques urbaines, se mêlent réalité et imaginaire.
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(*) Le pochoir de Louyz rue de la Butte aux Cailles
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Un petit selfie pour immortaliser cet instant : bon, si on n'avait pas fait la grimace l'une comme l'autre, ça aurait été mieux !
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Une fort bonne soirée qui m'a bien changé les idées.