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Publié par Tolbiac204

30 juillet 2025 - Aujourd'hui, nous avons décidé d'aller, en compagnie de Marie-France et de Christelle, visiter l'exposition Marc Bohan qui se tient dans les locaux du musée de Châtillon-sur-Seine depuis le 1er juin et ceci jusqu'au 29 décembre prochain.

A la sortie du parking situé sur le cours l'Abbé agréablement bordé par de vignes, une jolie vue sur l'église Saint-Pierre qui jouxte le musée.

Celui-ci, dont voici la grille d'entrée, est situé dans les locaux de l'ancienne Abbaye Notre-Dame, ultérieurement transformée en hospice.

Comme on le voit sur cette photo, deux affiches de part et d'autre de la grille annoncent les deux expositions en cours. La première "De plumes et d'or", nous l'avons déjà vue au printemps Philippe et moi mais celle sur Marc Bohan, c'est une vraie découverte pour nous tous.

L'affiche, apposée au fond de l'immense cour du musée, annonce la couleur.

Il s'agit de suivre le parcours du grand couturier entre 1961 et 1989 dans ce qu'on appellera "Les années Dior".

La porte d'entrée du musée a été spécialement fleurie à l'occasion de l'exposition.

On entre dans le musée par l'espace boutique.

Après un rapide passage à travers l'exposition "De Plumes et d'Or" déjà vue en avril dernier,

nous en venons à la visite de l'exposition Marc Bohan.

Introduction de Jérémie Brigand, Président de la Communauté de communes du Pays Châtillonnais et de Cécile Zicot, Directrice du Musée du Pays Châtillonnais - Trésor de Vix

C'est avec une grand émotion et un profond respect que nous vous accueillons pour cette exposition exceptionnelle, placée sous le Haut Patronage de Son Altesse Sérénissime la Princesse Stéphanie de Monaco et rendant hommage à l'un des plus grands couturiers du XXe siècle, Marc Bohan.

Marc Bohan, créateur visionnaire et discret, a marqué l'histoire de la mode en dirigeant la maison Dior pendant près de trois décennies. Mais au-delà de son immense talent, il était aussi un homme profondément attaché à Châtillon-sur-Seine, sa ville d'adoption, où il aimait flâner, s'inspirer et se ressourcer. Ses promenades dans les ruelles et son admiration pour la nature environnante témoignaient de cet amour sincère pour ce territoire. Châtillon-sur-Seine n'était pas seulement un lieu de résidence pour lui, mais un véritable refuge où il trouvait calme et inspiration.

Il me semble avoir compris qu'il habitait l'hôtel particulier du 35 rue du Bourg à Mont, l'Hôtel de Clermont-Tonnerre (ancienne chapelle du couvent des Ursulines reconvertie en maison de ville au XVIIIe siècle) qu'il a achetée en 1990 et fait rénover. Sa fille, Marie-Anne Bohan l'habiterait toujours de temps à autres.

En retour, les habitants de la ville ont toujours eu une profonde affection pour cet homme humble et discret, dont la générosité et l'élégance dépassaient le cadre de la mode. Son souvenir reste vivace dans les mémoires de ceux qui ont eu le privilège de le côtoyer.

Cette exposition inédite est née d'une collaboration prestigieuse entre Marie-Anne Bohan (fille de Marc Bohan), les maisons Christian Dior Couture et Christian Dior Parfums, le Palais princier de Monaco, la Cinémathèque française et la Cité des Présents de Château-Chinon.

Marc Bohan, discret maître de l'élégance, est ici célébré à travers un parcours sensible mêlant haute couture, présentation inédite des Dés d'or, photographies rares, parfums et accessoires.

De Monaco à Paris, du podium à l'écran, ce sont les années 60 à 80 sous la griffe Dior qui reprennent vie - un chapitre majeur de l'histoire de la haute couture au XXe siècle.

Une exposition immersive et généreuse, à la croisé du raffinement et de la mémoire.

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L'entrée de l'exposition

Les foulards Dior : L'élégance en mouvement

Elégance et intemporalité : Bohan voyait le foulard comme un accessoire incontournable du vestiaire féminin, synonyme de sophistication et de raffinement. Il s'inspirait des grands classiques tout en y apportant une touche moderne, fidèle à son approche du "chic discret".

Collaboration avec des artistes : à plusieurs reprises, la maison Dior sous Bohan a collaboré avec des illustrateurs et des designers textiles pour propose des créations uniques, faisant du foulard un objet de luxe prisé.

Foulard en twill de soie (ou Sergé) - vers 1965 - d'après un dessin d'Alexandre Sache

Foulard en twill de soie - vers 1960 - d'après un dessin d'Alexandre Sache

Les accessoires

L'accessoire comme prolongement du style Dior : Bohan considérait l'accessoire non pas comme un simple complément, mais comme un élément structurant de la silhouette. Sous sa direction, Dior a développé des accessoires devenus emblématiques.

Présentoir créé par Victor Grandpierre (1966) illustrant la fraicheur d'Eau Sauvage

Pochettes en cuir ou en box et sac à main en crocodile ayant appartenu à la Princesse Grâce (années 1970-1972)

Aquarelles de René Gruau mettant en valeur la maison Dior pendant l'ére Marc Bohan

1982 - Parfum Miss Dior

1983 - Parfum Misse Dior

1979 - Parfum Dioressence

1972 - Parfum Diorella

Les parfums sous l'ère Bohan

Miss Dior, Diorella, Dioressence, Eau Sauvage...

Les étapes de la fabrication du flacon d'Eau Sauvage

Durant ses années passées chez Dior, Marc Bohan habille des épouses de chefs d’État, ainsi que des têtes couronnées : Jackie Kennedy, les princesses de Monaco (Grace, Caroline, Stéphanie), la reine Silvia de Suède, la duchesse de Windsor... et quelques stars, parmi lesquelles Isabelle Adjani, Brigitte Bardot, Maria Callas, Vivien Leigh, Michèle Morgan, Elizabeth Taylor, Sylvie Vartan. Passionné d’opéra et de théâtre, il a aussi créé plusieurs costumes de scène.

De gauche à droite

1 - "Noël à Monte-Carlo" : robe du soir en ziberline brodée par la maison Rébé , écharpe assortie (Haute couture automne-hiver 1962)

2 - "Gamin" : tailleur et écharpe en tweed porté par Grâce Kelly, Princesse de Monaco, lors de l'inauguration de Baby Dior (Haute couture automne-hiver 1961)

3 - "Hespérides" : robe en organdi de soie brodée de perles de verre et de strass par la maison Rébé (Haute couture printemps-été 1961)

4 - "La Vie en rose" : manteau de jour en toile de lin portée par Jacky Kennedy (Haute couture printemps-été 1961, ligne Slim look)

5 - "Hyménée" : la toute première robe de mariée et voile en organdi, signée Marc Bohan pour Dior (Haute couture printemps-été 1961)

Ce que j'ai pris au début pour des éclairages..., ce sont les Dés D'or Haute couture Française offerts à Marc Bohan par Helena Rubinstein (printemps-été 1983).

Les Dés d'Or sont les équivalents des Césars au cinéma pour la Haute couture.

Le talent de Marc Bohan est couronné par deux Dés d'or, en 1983 et 1988 , récompenses suprêmes de la Hautre couture française.

Robe du soir en mousseline de soie brodée portée par l'actrice Olivia de Haviland et Grâce Kelly (Haute couture automne-hiver 1988)

Ensemble long en gazar, composé d'une robe et d'une cape, porté par la Princesse Grâce de Monaco au gala de la Croix-Rouge monégasque le 7 août 1972 (Haute couture printemps-été 1972)

En se retournant...

Marc Bohan entouré de ses modèles

Robe du soir en faille de soie imprimée (Haute couture automne-hivers 1986)

Un changement de pièce au décor somptueux...

Zoom sur les outils des grands couturiers

D'un côté : le bureau des roses

Marc Bohan, en digne héritier de Christian Dior, s'inspire des fleurs dans ses créations, rendant hommage à leur délicatesse et à leur symbolisme à travers des aquarelles éblouissantes de nuances raffinées.

Marie-Anne Bohan, sa fille : "Mon père les a peintes quand il était en retraite à Châtillon, dans ses trente dernières années, il aimait les roses, on en a quelques unes à la maison qu'on soigne avec amour, c'était sa fleur préférée je pense. Il les appelait ses "roses tourbillon" car il n'en dessinait jamais ni les tiges ni les feuilles."

De l'autre : une reconstitution du bureau de Marc Bohan

On y aperçoit (en prenant des jumelles...), posée sur le bureau, une sculpture originale de Niki de Saint Phalle témoignant avec éclat de l'amitié profonde qui les unissait.

Montée d'escalier au balcon des roses (les fleurs préférées du couturier)

Une réalisation de Benoît Duvergé

Tout en montant l'escalier, on découvre une multitude de photos concernant, soit la vie professionnelle du créateur, soit sa vie familiale.

Le professionnel au travail

Grande Médaille de la Ville de Paris décernée à Monsieur Marc Bohan le 19 mars 1957

Marc Bohan a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur en 1979.
(emprunt à cristaldesaintmarc.com)

Marc Bohan et les icônes de son ère chez Dior
(emprunt à cristaldesaintmarc.com)

Marc Bohan et Grâce de Monaco à l'inauguration du magasin Baby Dior à Paris

Marc Bohan en compagnie de sa fille, Marie-Anne

En haut de l'escalier, une superbe plongée sur le Bureau des roses

Maria Grazia Chiuri

Cette styliste italienne a été nommée en 2017 Directrice Artistique des collections femmes de Christian Dior : elle représente une approche plus contemporaine de la mode, axée sur l'émancipation féminine, les messages sociaux, et une redéfinition de l'héritage de la maison Dior. Elle a modernisé l'héritage de Christian Dior, en mettant en avant des messages féministes et en célébrant la diversité.

En 2024, elle a choisi de braquer les projecteurs sur Marc Bohan, souvent décrit comme un révolutionnaire discret.

Miss Dior par Maria Grazia Chiuri

Le défilé automne-hiver de prêt-à -porter 2024 (images télévision)

En fin de visite, un petit repos dans la partie la plus connue du musée, celle consacrée au Trésor de Vix avec le fameux vase celte datant des années moins avant J.-C.

Quelle belle exposition et surtout quelle découverte !

Nous ne ne connaissions pas l'existence de la présence à Châtillon de ce grand couturier de chez Dior qui se faisait discret : on en apprend tous les jours !

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