☻ En souvenir de mon Pépé : visite de l'exposition sur les anciens maires de Petit-Quevilly
10 octobre 2025 - Aujourd'hui, nous prenons la route avec Arlette pour aller déjeuner au restaurant en compagnie de nos cousins, Évelyne et André, qui habitent la banlieue de Rouen. Cela fait longtemps qu'on ne s'est pas vus et j'ai un but bien précis qui me tient à cœur❣
Figurez-vous qu'il y a trois ans ou quatre ans, nous sommes allés Philippe et moi aux Archives de Petit-Quevilly d'où ma famille est originaire : nous y avons reçu un très bon accueil de la part de son archiviste, Michel Croguennec, et avons eu accès aux documents que nous cherchions sur la famille de mon grand-père maternel, Marcel Doray.
LA CERISE SUR LE GÂTEAU
/image%2F1277872%2F20251201%2Fob_1db81b_cerise-sur-le-gateau.jpg)
L'archiviste en question, qui a vu le patronyme que nous cherchions, nous parle d'un projet qu'il a l'intention, à plus ou moins long terme, de réaliser une exposition sur les anciens Maires de la ville.
Et moi, je lui réponds "C'est vrai que mon grand-père a été maire pendant l'occupation !"
Évidemment, il m'a demandé de lui fournir une photo et tous les documents que je possédais sur mon grand-père. Nous sommes donc allées, Arlette et moi, dans sa cave où elle stocke les documents familiaux et fourni cette photo de notre Pépé. Eh oui, nous sommes de la génération "baby-boom" qui appelait ses grands-parents Pépé et Mémé !
Quelques temps plus tard, à l'occasion d'un autre séjour rouennais, nous avons fourni ces documents à Michel Croguennec et puis le temps a passé, passé, passé...
/image%2F1277872%2F20251201%2Fob_640b5b_doray-marcel-pipe.jpg)
On avait oublié tout ça depuis longtemps et puis un jour d'octobre dernier, Philippe (qui avait dû donner son mail à l'archiviste) me dit : "Je viens de recevoir un mail de l'archiviste de Petit-Quevilly qui nous annonce qu'il a mis son projet à exécution et qu'une exposition va se tenir du 11 septembre au 8 novembre 2025 à la bibliothèque de la ville".
☻☻☻☻☻
En mars 2026, les Quevillais éliront leur nouveau conseil municipal, dont sera issu le ou la maire pour six ans. À l’approche de ce temps fort de la démocratie locale, il est utile de rappeler que le droit de vote est le fruit d’une longue évolution vers le suffrage universel.
Depuis 1789, Petit-Quevilly a vu se succéder à la tête de la mairie trente-deux hommes et une femme désignés pour diriger les affaires communales et représenter l’État. Qui étaient ces citoyens sortis du lot pour se consacrer aux autres ? Quelles traces ont-ils laissé dans l’Histoire ? comment étaient-ils choisis ?
La nouvelle exposition des Archives municipales tentera de répondre à ces questions et de faire le portrait de chacun de celles et ceux qui ont occupé, pour des mandats plus ou moins longs, le fauteuil de premier magistrat de la commune.
/image%2F1277872%2F20251201%2Fob_57cdf8_l-affiche.jpg)
Trop contente la fille !
Ni une ni deux, je contacte Arlette et lui demande ses jours de liberté pour qu'on aille, tous les trois, voir cette exposition. J'appelle aussi mes cousins et on décide ensemble d'un jour où ils sont libres, le 10 octobre dernier, pour faire cette démarche tous les cinq ensemble.
Je vous passe le restaurant (la Brasserie Gustave à Grand-Quevilly) car, même si nous y avons très bien mangé, nous avons attendu une heure au moins avant d'être servis : un peu longuet tout de même, non ?
☻☻☻☻☻
Après ce fameux repas qui n'en finissait pas, nous voici arrivés à la Bibliothèque François Truffaut (photo internet).
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_2fc33b_bibliotheque-francoise-truffaut-2.jpg)
A l'entrée, on aperçoit déjà mon Pépé, la pipe à la bouche 😊!
Mettez vos lunettes...
/image%2F1277872%2F20251201%2Fob_fc44e2_2-bis-moi-devant-l-affiche.jpg)
Je m'adresse tout de suite à une personne de l'accueil afin de savoir si nous pouvons voir Michel Croguennec afin de le remercier, mais celui-ci n'est pas disponible ce jour là (je me suis documentée depuis sur celui-ci et ai vu qu'il était l'auteur de plusieurs livres sur Rouen et la Normandie).
Voici la pièce de la bibliothèque qui a été dédiée à cette exposition.
André y trône parmi tous les cadres dédiés à chacun des maires de la ville (cadres numérotés de 1 à 33). Ici, vous n'en voyez que quelques uns, les autres sont sur d'autres murs.
/image%2F1277872%2F20251201%2Fob_04c64f_5.jpg)
Les deux filles Leconte devant le cadre réservé à leur Pépé
/image%2F1277872%2F20251202%2Fob_90e08d_7.jpg)
Quelques maires de la ville
Il s'agit là de portraits exécutés à la peinture comme tous ceux des maires avant l'invention de la photographie par Nicéphore Niépce en 1825. Vous remarquerez l'écharpe tricolore qu'ils portent en bandoulière, le côté bleu du côté du cou.
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_8218cc_13.jpg)
Pierre Charles Etienne Delamare (1736-1811), cultivateur, sera le premier maire de Petit-Quevilly de 1789 à 1790.
/image%2F1277872%2F20251201%2Fob_e52e65_6.jpg)
Suivent 22 autres maires (que je ne passerai pas en revue) avant d'arriver à la mandature d'Amable Lozai (1881-1959), ingénieur, fondateur et directeur de l'établissement de chaudronnerie et de construction navale, maire de Petit-Quevilly du 8 mai 1925 au 13 juillet 1944. Durant son mandat de maire, de très nombreuses réalisations d'intérêt public sont inaugurées.
/image%2F1277872%2F20251202%2Fob_c96fec_8.jpg)
Mais en juin 1940, les allemands envahissent les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France. C'est le début de l'exode : Ma famille maternelle fait partie des 2.000.000 de français qui ont fait l'exode : ma grand-mère, ma mère et ma tante, plus mon arrière grand-mère (la mère de Pépé) ont pris la voiture avec les matelas sur la galerie de toit en direction du Sud, Maman au volant puisqu'elle était alors la seule à avoir le permis. J'en ai pas mal entendu parler dans mon enfance : la queue sur les routes, les nuits dans les granges remplies de rats qui vous couraient sur le ventre, bref, pas le top...
De son côté, Amable Lozai se replie avec le personnel de son entreprise, dans le Lot-et-Garonne laissant la mairie vacante.
☻☻☻☻☻
C'est là qu'intervient mon grand-père qui était à l'époque économe à l'hospice de Petit-Quevilly. Précédemment, il avait été propriétaire du "Café du téléphone", situé 71 route de Caen, jusqu'en 1936.
Étant le seul conseiller municipal à être resté sur place (il n'a jamais voulu quitter sa maison), il a été désigné par les autorités d'occupation (le gouvernement de Vichy à la botte des allemands) "président de la Commission municipale provisoire" (composée de 12 autres membres) durant l'absence du Conseil municipal durant l'été 1940.
Maurice Doray sera donc maire de cette commune - 17.000 habitants à cette époque - du 11 juin au 28 août 1940. Durant son mandat, il assure le ravitaillement de la population et l'administration de la commune malgré la désorganisation de l'administration.
/image%2F1277872%2F20251202%2Fob_abd2b3_1-marcel-doray.jpg)
Vous me direz, ce n'est qu'un bref passage (deux mois et demi) mais il a tout de même fait partie du Conseil municipal du 8 mai 1925 au 14 février 1941, date à laquelle il en démissionnera pour désaccord avec le Conseil municipal : ci-dessous l'explication qu'il en donnera pour la postérité.
/image%2F0655639%2F20251206%2Fob_c80646_lettre-de-pepe-au-conseil-municipal.jpg)
Mon grand-père étant né le 2 avril 1883, il avait alors 57 ans pendant son mandat de maire. Il est écrit sur le cadre :
"Il oppose aux allemands une résistance farouche et obstinée qui lui vaut d'être arrêté deux fois par la Gestapo le 14 juillet et le 15 août 1940 et interné à la caserne Hatry de Rouen."
Arlette croit savoir pourquoi : il avait volé du ravitaillement aux allemands pour alimenter la population.
Voici la caserne Hatry, photographiée en 1909 : elle a été démolie très récemment, d'après ce que j'ai pu lire sur le net, pour faire place à des bâtiments plus récents abritant la Légion de Gendarmerie.
/image%2F1277872%2F20251202%2Fob_2314b6_la-caserne-hatry.jpg)
Arlette m'a confié une lettre de Pépé écrite et envoyée à Amable Lozai pendant sa mandature.
Constituée de cinq pages dont voici la première, elle est très émouvante.
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_75557f_lettre-de-pepe-a-m-lozai-1.jpg)
En voici la transcription : vous verrez, c'est du lourd...
Petit-Quevilly le 10 juillet 1940
Mon cher Amable,
Je suis heureux de te savoir en sûreté. En ton absence et sans l'avoir recherché je t'ai remplacé à la Mairie désigné à cette marque de confiance par M. le Sous-Préfet Poissant Maire de Rouen et de l'agglomération rouennaise, il ne m'était point possible de refuser cette charge accablante qu'il me faut accomplir. Triste situation si j'en juge le mouvement qui semble se dessiner et s'affirmer au fur et à mesure de la rentrée de la masse populaire, mon rôle n'a rien d'envieux je te l'assure car il menace de devenir insupportable pour un seul homme dont la fatigue est immense. Depuis trente jours je m'efforce de tout reconstituer avec la collaboration de quelques bonnes volontés et j'en éprouve de grosses difficultés. Laurent, notre collègue, fait ce qu'il peut mais ne m'est d'aucune utilité appréciable, il est resté un bon gars c'est tout. Mon meilleur collaborateur est le Père Delclause, il m'est très précieux c'est mon consolateur dans les déplacements que je fais en sa compagnie en auto dans toutes les démarches qu'il me faut entreprendre pour assurer le modeste ravitaillement de la population.
Bégin est rentré et me seconde très utilement en ce qui concerne la police dont il relève les désordres antérieurs à son arrivée. Chalaud m'est très précieux et depuis les événements c'est dès son retour que j'ai éprouvé la plus grande joie si l'on peut ainsi s'exprimer. Ses conseils sont précieux en manière administrative qui se trouve un peu calebassée par le désarroi actuel.
Monsieur Prevet n'a pas su revaloriser le franc quevillais il est rentré avec 74.000 francs qui constituent le règlement des (?) et des femmes en couche.
Je suis devenu marchand d'essence et dans l'attente de cette réquisition les ressources qui en résultent nous permettent de satisfaire quelques avides d'avances pour l'achat de pain et c'est là nos seules ressources. Harlet ne cuit que pour les indigents, tous les quevillais le sont devenus, aussi je te remercie d'avoir envoyé ton Trésorier Payeur Portier dans le but de soulager quelques ouvriers. J'ai reconnu là ton bon cœur. Le vrai Trésorier, celui de la Seine Inférieure, n'est point encore rentré et nous avons dû assurer à l'Etat une avance de près de 300.000 francs pour le règlement des allocations militaires sur celle qui nous a été consentie sur le prêt accordé par l'armée allemande à la ville de Rouen.
L'Hôpital Hospice n'a cessé de fonctionner et j'ai reçu les félicitations du Docteur Mée, chef de l'hygiène à Rouen. Monsieur Khun est le seul docteur en fonction et est toujours vaillant.
A défaut de Langlier et du gardien du cimetière heureusement rentré, j'ai fait le fossoyeur, enfoui à l'hospice et déterré les morts pour les ramener au cimetière.
Petit-Quevilly, contrairement à la pensée de ceux qui l'avaient fait évacuer, n'a pas été touché, seule la maison de ma locataire a été incendiée le 13 juin par une fusée qui l'a percée d'un étage et c'est là ma première récompense.
Premier otage, j'ai réussi à éviter la fusillade, j'étais responsable de l'incendie des établissements pétrolifères, je devais arrêter ce désastre mais plus de pompes ni de pompiers, le tout est rentré et pensant devenir permanent, une manque, j'en ai conservé trois pour la remise en état du matériel.
J'ai réussi à te conserver presque intactes les colonies des Essarts où j'ai toujours 60 personnes en dépôt, assurés du ravitaillement et du bon air.
Absire est rentré le premier, Dupuis ensuite puis Durand et Leboulanger.
Legrand a fait du Bosgouet son quartier général. Malgré mon insistance à m'aider il a préféré son bon coin de campagne, je ne l'oublierai point.
Ma famille est rentrée en bon état après 16 jours d'absence et une excursion jusqu'au Creusot. Elle se rappelle à ton bon souvenir.
Victor David dont le domicile a été bien amoché m'aide à la Mairie, Magnier va reprendre ses cours de dessin.
Nos écoles fonctionnent à plein rendement avec des adjoints, adjointes et suppléantes : Mademoiselle Deshayes, Madame Chassepaul, Madame Lethellier, Mademoiselle Laude n'ont point reparu, seuls Monsieur Baudet non évacué, Monsieur Ruquier après quelques jours, Monsieur Lenormand en bon dernier, assurent l'enseignement à tous nos gosses tant pour les grands que pour les deux maternelles où les petits prennent leur modeste repas du midi.
Le pillage a été, tant que ce peut, recherché et puni avec les moyens dont je disposais, j'ai procédé à des reprises puis à des remises de choses dans les caves et jardins.
J'ai fait abattre 400 chiens qui ont été enfouies en même temps que toutes les viandes avariées par tonnes dans le pré face à la mare Devaux.
Les abattoirs fonctionnent à nouveau, les boulangers auxquels j'ai supprimé la vente du pain de fantaisie vendu 750 g pour un kilo sont devenus mes ennemis irréductibles, la population commence à murmurer des paroles désagréables à mon égard et je serai certainement malgré l'accomplissement de mon devoir écharpé le premier mais je n'en éprouverai aucune surprise si cela doit arriver, j'ai fait le sacrifice de ma vie.
Tu jugeras mon cher Amable qu'il n'y a rien de gai dans ma situation, une seule chose peut nous sauver, la reprise du travail, si tu penses en ce qui te concerne rentrer je ne puis que te le conseiller sous réserve de te tenir quelques temps à l'écart de notre population qui est restée la même avec en sus les besoins de subsistance, j'essaierai de faire la soudure mais y réussirai-je, j'en doute. Ce sera la mot de la faim.
Bien à toi et amitiés à Madame et à tous les anciens copains.
☻☻☻☻☻
L'exode fini, Maman est revenue avec toute sa petite famille quand elle s'est aperçue qu'au final les allemands étaient devant eux 😞 et Amable Lozai a fait de même avec ses ouvriers et a repris les rennes de la mairie jusqu'au 13 juillet 1944.
☻☻☻☻☻
Mon grand-père a reçu plusieurs décorations.
☻ Croix de guerre 14-18 et Croix du combattant (il était canonnier et a été blessé par un recul de canon).
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_df4c8c_croix-de-guerre-14-18-et-croix-du-comb.jpg)
☻ Officier d'académie le 10 mars 1931 (en relation avec ses activités en temps de guerre).
☻ Titulaire des médailles de bronze, d'argent et d'or de la Mutualité depuis le 9 février 1937.
☻ Chevalier de la Légion d'Honneur en 1953.
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_d47ab6_medaille-de-chevalier-de-la-legion-d.jpg)
☻☻☻☻☻
Moi, j'ai connu mon Pépé quand il cultivait son jardin derrière la maison du 220 A, Avenue des Alliés, près du rond-point de la Demi-Lune.
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_2fa7e1_pepe-jardin.jpg)
Mais précédemment, il n'a pas dû avoir beaucoup le temps de s'ennuyer, vues toutes les responsabilités qu'il avait choisies d'exercer !
☻ Trésorier du parti socialiste de Petit-Quevilly jusqu'en 1934.
☻ Président du Comité des anciens combattants de Petit-Quevilly pendant plus de 30 ans.
☻ Président du Syndicat des limonadiers et maîtres d'hôtel de l'arrondissement de Rouen.
☻ Membre de la défense passive pendant la seconde guerre mondiale.
☻ Vice-président de la section cantonale de Grand-Couronne des pupilles de la Nation et correspondant local à partir de 1924.
☻ Administrateur du bureau de bienfaisance de la vielle en 1942 (institutions créées par la loi du 7 frimaire an V pour aider les indigents qui ne pouvaient pas bénéficier d'un loi d'assistance obligatoire).
☻ Membre de la Commission permanente de l'Office départemental des anciens combattants et pupilles de la nation à partir de 1924.
☻ Délégué de l'Union Française des Associations de Combattants (groupe de la Seine inférieure).
☻☻☻☻☻
J'ai bien sûr signé le Livre d'or...
/image%2F1277872%2F20251204%2Fob_3f51c7_4-moi-en-train-de-remplir-le-livre-d.jpg)
/image%2F1277872%2F20251204%2Fob_05caba_3-bis-le-livre-d-or.jpg)
☻☻☻☻☻
A la sortie de la bibliothèque, Arlette et moi sommes allées voir ce qu'était devenu l'Excelsior-Cinéma (le premier cinéma de la ville ouvert en 1913 en lieu et place d'une salle de bal). Ce cinéma, situé rue Joseph Lebas (du nom du propriétaire de la rue) a marqué mon enfance car, ma marraine (la cousine de Papa) en était la gérante, ce qui fait que nous y allions très souvent et gratuitement bien sûr ! Nous y avons vu de nombreux films et aidé, Arlette et moi, ma cousine Danièle (la petite-fille de ma marraine) à vendre les bonbons à l'entracte dans le hall d'entrée du cinéma. J'y ai même passé une partie du film de William Wyler Ben-Hur - sorti en 1959 - dans les jupes de Maman tellement l'épisode des lépreux m'avait impressionnée..
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_1a9f3a_petit-quevilly-excelsior-1923.jpg)
Victime comme beaucoup d’autres de la désaffection progressive du public pour les salles obscures au profit de la télévision, le vieux cinéma qui ne dispose plus que de 800 fauteuils et strapontins ferme ses portes le 30 juin 1966. En 1969, la municipalité transforme l'ancien cinéma qui devient le "Théâtre Maxime Gorki", puis le "Théâtre de la Foudre", ci-dessous, après rénovation en 2004.
/image%2F1277872%2F20251205%2Fob_534cff_20.jpg)
Un grand merci à Philippe, mon photographe, qui m'a permis de faire ce reportage en photos 😊
Une super journée !