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Publié par Tolbiac204

18 novembre 2025 : Je suis aujourd'hui en compagnie de ma sœur Arlette qui m'offre cette visite de l'exposition "Niki de Saint Phalle, Jean Tinguély, Pontus Hulten" qui se tient en ce moment au Grand Palais à Paris.

Inutile de vous dire que si je connais certaines des œuvres de Niki de Saint Phalle et de Jean Tinguély, le nom de Pontus Hulten m'est totalement inconnuEt pourtant j'étais bien à Paris lors de l'ouverture du Centre Georges Pompidou en 1977 quand ce monsieur, de nationalité suédoise, remarqué par le couple Pompidou lors d'un voyage à Stockholm en 1970, prendra la direction du Musée national d'art moderne qui défraya la chronique à l'époque du fait de son architecture, il est vrai un brin moderne 🤣. Il nous quittera en 2006, il y a tout juste vingt ans.

La présentation de l'exposition

Les travaux du plus prestigieux musée de la Capitale ne sont pas encore tout à fait terminés mais dès l'entrée dans ce Grand Palais c'est l'émerveillement pour moi qui ne l'ai pas visité depuis qu'il a fait peau neuve.

 

Quelle meilleure introduction à la découverte de cette exposition que cette visite guidée (sur Youtube) par Sophie Duplaix, Conservatrice en chef au Centre Pompidou et Commissaire de l'exposition qui résume en 12,14 petites minutes les liens qui se sont tissés entre ces trois personnages au fil des années et nous fait visiter l'exposition à la manière de Tinguely, c'est à dire en mouvement, chose qui n'arrivera que rarement lors de notre visite car il faut rester devant les œuvres au moins une dizaine de minutes pour les voir fonctionner, même si c'est toujours surprenant et amusant car on ne s'y attend jamais 😊.

Vous verrez, c'est très intéressant.

Vous retrouverez ci-dessous les œuvres devant lesquelles je me suis arrêtée, incitée par une grande curiosité due à ma partielle ignorance des œuvres des deux artistes comme...

Ce "Tir" de Niki de Saint Phalle (1961) dont a parlé Sophie Essaix.

Cette œuvre "sans titre" datant de 1980, également de Niki de Saint Phalle

Celle-ci de Jean Tinguély est une machine à peindre (Meta-Matic) datant de 1959.

Le monstre de Soisy (1966) - Niki de Saint Phalle

Il faut voir fonctionner (comme dans le petit film ci-dessus) ce Ballet des Pauvres de Jean Tinguély (1961).

Les "Nanas" de Niki de Saint Phalle sont célèbres.

L'aveugle dans la prairie (1974)

Plusieurs séjours en Suisse (d'où était originaire Jean Tinguely) pour Niki de Saint Phalle dans les années 70 d'où son travail sur les vaches. Ici, l'homme ici est aveugle, c'est qu'il lit tranquillement son journal sans s'intéresser à cette vache joyeusement bariolée !

Dans un tout autre genre...

La mariée - Niki de Saint Phalle (1963)

Il s'agit d'une œuvre emblématique de l'artiste : d'une taille imposante (2m de haut) elle est constituée d'un grillage métallique recouvert de plâtre et de peinture couleur blanc cassé : on y trouve la dentelle, symbole de la robe de mariée ; des poupées démembrées, référence à la maternité ; de nombreux jouets en plastique, référence à l'enfance ; des éléments plus effrayants comme le serpent, qui représente la violence du viol par son père qu'a subi Niki de Saint Phalle dans son enfance. Comme la plupart des mariées, elle tient un bouquet de fleurs, mais chose plus étonnante, il s'agit de chrysanthèmes, fleurs du deuil.

On est bien d'accord : cette mariée met très mal à l'aise.

Niki de Saint Phalle remet ici en question le rôle de la femme dans les années 60 (mariée et mère de deux enfants, elle quittera son mari et ses enfants pour se consacrer à son art).  

Hé non, nous n'avons pas quitté le Grand Palais : ceci est une photo du "Cyclope" construit par Jean Tinguély en collaboration avec Niki de Saint Phalle (commencé en 1964, le projet prendra fin 25 ans plus tard...) dans la forêt de Milly, petite ville de l'Essonne où le couple s'est installé en 1964 après avoir quitté Paris.

En voici une jolie reproduction miniature

Trois ans après le décès de Jean Tinguely (1991), Niki de Saint Phalle rend hommage à Pontus Halten qui lui a permis, par son financement, de terminer le Cyclope comme Jean Tinguely l'aurai souhaité.

Super joli, non ?

"L'enfer, un petit début" (1984) de Tinguely

C'est bien sûr une sculpture qu'il faut voir en mouvement : par hasard, nous sommes passées devant au moment de sa mise en marche.

Hommage de Niki de Saint Phalle à Jean Tinguely - 1992

Une exposition, parfois déroutante je l'avoue, mais qui m'a appris beaucoup de choses sur ce couple d'artistes lié un temps par le mariage (puis séparés) mais surtout par l'amour de leur art.

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