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Publié par Tolbiac204

8 octobre 2025 : cet après-midi nous sommes allés tous les deux par le bus presque au bout de la rue de Tolbiac dans ce nouveau quartier du 13e proche de la Bnf François Mitterand où se tenait une exposition sur l'artiste de Street Art Miss.Tic, connue pour ses œuvres au pochoir essentiellement sur les rues de Paris, dans les quartiers de Ménilmontant, de Montmartre, du Marais mais aussi de la Butte-aux-Cailles.

Quand nous arrivons sur place, un peu d'inquiétude, la queue est immense : la galerie étant petite, on y rentre que par groupe de deux ou trois personnes, en fonction des sorties.

 

Les vitres de la galerie permettent de jeter un premier coup d’œil sur les œuvres de l'artiste.

La biographie de Miss.Tic : son pseudonyme vient du personnage de Disney, Miss Tick, une sorcière rusée mais toujours perdante face à Picsou : elle puise son inspiration dans la culture BD. Ce nom, à la fois féminin, ironique et légèrement désenchanté, annonce le ton de toute son œuvre.

Elle perd ses parents très jeune et part s'installer en Californie où elle découvrira le Street Art qui deviendra son moyen d'expression. Elle revient en France après un déboire amoureux (et oui, on utilise aussi le mot déboire). Et comme tout bon poète qui se respecte elle se servira de ses sentiments, après la perte de l’être aimé, comme arme d’expression.

En entrant dans la galerie, après quelques trois-quarts d'heure de queue, on découvre sur un mur une première œuvre de l'artiste représentant, comme toujours, une femme sensuelle aux cheveux sombres, ici juchée sur des talons aiguille : il s'agit d'un autoportrait.

Mais le principal n'est pas là : chacune des œuvres de Miss.Tic est associée à des aphorismes sous forme de jeux de mots tel celui-ci "Je suis partie pour rester".

En bas de l'escalier qui mène à l'exposition, une reconstitution de l'atelier de l'artiste avec ses pinceaux, ses bombes de peinture, sa colle en spray et son béret.

 Sur le tableau à droite, elle a écrit "Femme de lettres anonyme" avec l'humour et la poésie qui la caractérisent.

Une affiche qui dit tout.

Voici un aperçu de cette exposition.

Celui-ci, je l'adore !

 

 

 

Nous passons ensuite aux vidéos courtes mais percutantes qui illustrent la vie quotidienne de Miss.Tic

Je n'ai pas pu filmer ces trois petits films mais voici un joli reportage sur Arte trouvé sur le net. Cliquez ICI pour le visionner puis retournez en arrière pour poursuivre la lecture de ce post.

Nous continuons à nous promener parmi ses œuvres.

Arrêtée et mise en garde à vue une cinquantaine de fois aux débuts de sa carrière tandis qu'elle peignait sur les murs de la capitale la nuit, elle décide de rentrer dans le rang pour pouvoir s'exprimer : elle demande alors les autorisations nécessaires et se met en parallèle à réaliser ses œuvres de façon plus conventionnelle sous forme de tableaux accessibles à tous pour un prix abordable.

Que de bons mots on peut lire ici :

La solitude est la rançon de la lucidité - Vivre avec des espoirs - Amy mon amie aux succès damnés - Mon regard est noir de monde - l'appel du désir pour des rappels de plaisir - L'homme est un loup pour l'homme et un relou pour la femme...

"Trop heureuse pour être peureuse"

Pleine d'espoirs...

L'une de ses dernières productions - 2021

Quelle richesse d'écriture : Miss.Tic fait toujours mouche et toujours court !

 

Miss.Tic aimait les hommes.

 

Matrice originale et pochoir définitif

L'érotisme chez Miss.Tic n'est pas seulement visuel. Il passe par les mots, par ces phrases qui caressent ou giflent. Le corps n'y est jamais passif : il est puissance, irrévérence et liberté.

 

 

Résister à sa manière, par l'art

 

 

 

 

La boucle est bouclée.

Une très belle re-découverte

 

 

 

 

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