☻ Un petit tour... dans les Côtes d'Armor (2014) - 4 : Le mont Saint-Michel
7 au 12 septembre 2014 - Eh oui, aujourd'hui nous quittons la Bretagne pour aller en Normandie visiter le Mont-Saint-Michel. Je sais, je sais : il y a un long débat là-dessus... En fait, c'est tout simple : la plus grande partie de la baie du Mont-Saint-Michel se situe en Bretagne (en Ille-et-Vilaine) mais le mont lui même est en Normandie (dans la Manche).
Nous quittons le gîte un peu plus tôt que de coutume pour essayer d'éviter la foule qui doit se presser là-bas à cause des grands marées et mettons notre voiture au parking avant de prendre la navette puisque c'est maintenant ainsi que tout le monde pratique : fini le parking au pied du Mont qui défigurait le paysage !
De surcroît, les navettes sont plutôt jolies.
Pour l'instant, les travaux n'étant pas encore terminés, elles empruntent encore l'ancienne route (à gauche du pont-passerelle) mais très bientôt celle-ci devrait être supprimée, ce qui permettra au Mont-Saint-Michel de redevenir une île durant les quelques heures des marées d'équinoxe.
Voici la route qui sera bientôt supprimée (le pont-passerelle se trouve sur la droite).
On entre dans la ville par la Porte du Roy : évidemment, j'ai trouvé cette photo sur le net sinon on n'aurait pas vu la porte !
Dans la Grande rue, les marchands du temple sont légion, vendant des souvenirs tous plus vilains les uns que les autres : il y a des acheteurs, alors... !
Fuyant cet endroit, nous nous dirigeons directement vers l'Abbaye.
Au Mont, tout est démesure : même ce robinet géant dont j'ignore l'utilité...
Depuis le parvis de l'Abbaye et à marée basse comme c'est le cas aujourd'hui, on comprend mieux les travaux en cours : tout ce qui est à gauche du pont-passerelle (une zone encore en travaux) et à droite de celui-ci (la route) disparaîtra bientôt pour laisser le Mont isolé.
Une petite photo souvenir...
Cette coupe de l'Abbaye montre très bien sa construction épousant la forme du rocher et la difficulté que cela a dû représenter.
L'intérieur de l'église : j'ai coupé le bas qui était bondé de touristes...
Bas-relief des quatre évangélistes
Par chance, le soleil nous gratifie de ses rayons...
Adam et Eve chassés du Paradis : bas-relief en pierre de Caen du XVIème siècle
Le Christ descendant aux limbes (Brrrr....)
De la pierre de Caen polychrome également pour cette Vierge à l'Enfant du XVIème siècle
J'ai dû patienter un bon moment avant de pouvoir prendre cette photo...
La "Merveille" du Mont
Le réfectoire des moines avec la chaire du lecteur
Bas relief du rêve de l’évêque Aubert à qui Saint-Michel ordonne (par trois fois) de construire une église sur le Mont Tombe (l'ancien nom du Mont-Saint-Michel) : la nature étant à cet endroit très inhospitalière,Aubert crût d'abord à un tour du Malin et ce n'est qu'à la troisième injonction qu'il obéit (quand l'archange, afin de mettre fin à ses hésitations, lui appuya fortement le doigt sur le front en y laissant son empreinte).
Parfois... il faut employer la manière forte !
Il paraît qu'on peut voir le crâne percé d'Aubert à la Basilique Saint-Gervais d'Avranches mais qu'il pourrait également s'agir tout simplement d'une trépanation..
Tous mes rêves qui s'écroulent ! Dur dur...
La salle des hôtes aurait été glaciale...
sans ses deux grandes cheminées.
La crypte des gros piliers : suite à l'effondrement du chœur roman en 1421, la construction de la crypte des gros piliers fût nécessaire à l'élévation du nouveau chœur gothique.
La cage à écureuil servait de treuil (installée lors de la conversion du site en prison) pour pouvoir ravitailler les condamnés : des repris de justice, debout à l'intérieur de la roue, en assuraient la rotation. Notre guide, ici sur la photo (un breton nous a-t-il dit) était plus fan d'histoire que d'architecture mais l'histoire..., même si j'adore ça, a le don de me rentrer par une oreille et de me ressortir par l'autre : lors de ma prochaine visite, je serai donc à nouveau vierge !
De là, on a une belle vue sur la baie.
C'est dans le Scriptorium que les moines pratiquaient l'enluminure : c'est pour cette raison que la pièce possédait une cheminée.
A la fin de la visite, on passe devant un plâtre ayant servi à réaliser la sculpture en bronze de l'Archange située tout en haut de la flèche.
La re-descente : impressionnantes, les murailles...
Marée basse : c'est le moment de traverser la baie à pied (avec un guide naturellement) !
Ici, un guide part en éclaireur pour tester la solidité du sol.
Une fois cette visite terminée, nous rejoignons la voiture pour nous rendre à Courtils, une commune au départ de laquelle nous avons réservé une petite balade pour assister à l'arrivée du mascaret, cette vague qui se produit quand le courant de l'eau d'un estuaire est contrarié par l'eau de la marée montante, en particulier lors des grandes marées.
La veille, nous avons galéré pour trouver des chaussures adéquates et Philippe, pour
l'occasion, a sorti le bermuda tandis que François relevait ses jambes de pantalon.
C'est la grande aventure !
C'est une balade guidée et le guide, justement, nous montre ce panneau qui prévient le touriste des risques de s'aventurer sur ces terrains susceptibles d'être recouverts par la mer. Comme vous le voyez, nous sommes maintenant à bonne distance du Mont, exactement à l'embouchure de la Sélune.
C'est parti pour la balade : les barrières nous rappellent qu'ici paissent des troupeaux (vous savez, les moutons de pré salé).
La marée n'est pas encore parvenue jusqu'ici.
Notre guide était bien sympathique mais on a tous trouvé un peu exagérés les 6 euros que nous lui avons payés pour, au final, attendre pendant plus de 2 heures l'arrivée de la vague.
Pour meubler le temps, il part à la recherche de salicorne, vous savez ce condiment typiquement breton.
ainsi qu'à un essai d'enlisement... raté !
Tandis que le groupe, totalement frigorifié, est en train de prendre racine...
ce kayak, qui remonte le courant, nous annonce l'arrivée prochaine de la vague.
Joli ce "Stonehenge" improvisé...
Autre démonstration de sables mouvants par un guide plus dynamique que le nôtre... C'était très impressionnant de le voir taper du pied et finir par s'enfoncer : tant qu'on ne gesticule pas, il n'y a pas vraiment de problème mais si on a le malheur de se faire surprendre il faut vite réagir en faisant faire à ses jambes des moulinets dans le but de faire rentrer de l'eau autour du sable et ensuite dégager une jambe après l'autre en se mettant à genoux afin d'avoir le maximum de surface de contact du corps...
Même si j'ai bien compris le principe, je ne me suis pas aventurée à mettre ces préceptes en pratique !
Entre le Mont et le rocher de Tombelaine, la vague arrive avec ses kayaks.
Un scoop : Stonehenge recouvert par les eaux !
La suite au prochain numéro... C'est ICI.






























































