• Ma sœur concrétisait ce dimanche notre cadeau de Noël en nous rejoignant au théâtre du Palais-Royal pour aller voir ensemble la pièce d'Alexis Michalik qui a remporté en 2017 pas moins de cinq Molières, Edmond.

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    Un petit coup de bus 21 et hop nous voilà sur la Place du Palais-Royal ! Un petit clin d'oeil à Loredana qui connaît bien cet endroit et rêve d'y revenir un jour...

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    Les fontaines de Pol Bury dans la Cour d'Orléans (entre la Cour d'Honneur où se trouvent les colonnes de Buren et les jardins)

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    Nous devons traverser les jardins pour rejoindre le théâtre.

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    L'historique du théâtre

    Une petite salle de spectacle est inaugurée ne 1784 rue de Montpensier dans le cadre de la construction des galeries du Palais-Royal par l'architecte Victor Louis. Elle prend le nom de "théâtre Beaujolais" du nom de Louis-Charles d'Orléans, comte du Beaujolais. On y joue des spectacles de marionnettes. La salle est rachetée en 1789 par Marguerite Brunet dite "Mademoiselle de Montansier". La salle ferme en 1812 pour devenir un café-concert, le Café de la Paix.

    En 1830, la salle est reconstruite par Louis Regnier de Guerchy et en 1831 Joseph-Jean Contat-Desfontaines dit "Dormeuil" la rouvre sous le nom de "théâtre du Palais-Royal". Celui-ci lance de jeunes auteurs qui vont devenir célèbres comme Victorien Sardou ou Eugène Labiche. En 1858, son fils Léon Dormeuil lui succède et les œuvres d'Offencbach, Meilhac et Halévy y remportent un vif succès avec des interprètes comme Hortense Schneider ou Melle Dejazet. En 1880, l'architecte Paul Sédille redécore la salle dans le style néo-Louis XV. Il ajoute un spectaculaire escalier de secours placé à l'extérieur sur la façade du bâtiment. Les passerelles métalliques sont revêtues de mossaïques polychromes, un matériau que Sédille affectionne tout particulièrement.

    Le théâtre se situe à l'angle du passage de Beaujolais et la rue de Montpensier.

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    Les spectaculaires escaliers de secours de la façade sur la rue Montpensier

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    Ah..., les théâtres à l'italienne, ils sont toujours magnifiques mais qu'est ce qu'ils sont incommodes ! Avec des places à l'orchestre (dans une loge pas tout à fait de face, il est vrai), nous avions deux chaises au premier rang et hélas une troisième derrière, un peu bancale de surcroît, avec une visibilité plus que réduite. Au téléphone, la caissière du théâtre avait refusé de nous vendre trois places au premier rang dans deux loges voisines et pour cause : la salle était pleine comme un œuf ! Enfin, j'ai fini par réussir à m'y installer de façon à voir la scène à peu près dans son ensemble.

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    Il doit être à la mode en ce moment dans les théâtres que les acteurs s'installent sur la scène, rideau ouvert, avant le début de la pièce car ceux d'Edmond l'avaient investie tout comme ceux que j'avais vus la semaine précédente dans "Les Géorgiennes d'Offenbach", cette fois-ci tapant le carton en compagnie d'un joli lévrier qui se promenait sur la scène. Une fois le spectacle terminé, nous avons pu vérifier qu'aucun rôle ne lui avait été attribué ! Plutôt sympa comme entrée en matière.

    Quand le spectacle a commencé, tout ce petit monde a déménagé les décors provisoires avec la même dextérité que pendant le spectacle (il y a de nombreux changements de décor, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas) pour en dresser un nouveau, celui de la chambre du couple Rostand où le malheureux Edmond Rostand est en proie à la plus vive inquiétude car en mal d'inspiration. Il sèche désespérément sur une pièce dans laquelle son ami Constant Coquelin, l'un des acteurs les plus en vogue de l'époque, désire avoir un rôle. Coquelin a en effet vu jouer son fils dans une autre pièce d'Edmond Rostand "La princesse lointaine" qui remporte un franc succès à Paris grâce en partie à la présence sur scène de la grande Sarah Bernhardt.

    La pièce d'Alexis Michalik raconte les affres d'un auteur en mal d'inspiration qui va pourtant écrire l'une des pièces les plus jouées dans le monde, Cyrano de Bergerac.

    Les acteurs débordent de vitalité et nous offrent un spectacle fort réjouissant avec des moments de sourire, voire de rire, mais aussi de l'émotion.

    La troupe des douze acteurs

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    La bande annonce de la pièce

    Retour au métro Palais-Royal : Paris s'est paré de ses lumières...

    Nous avons vu Edmond d'Alexis Michalik au théâtre du Palais-Royal

    Un bon moment partagé


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  • Jeudi dernier, nous sommes allés applaudir les artistes de La Compagnie des Gens (pour visiter leur site, cliquez ICI) dans le cadre de leur nouveau spectacle (dont c'est la 33ème édition) intitulé cette année "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre !".

    Voici l'affiche du spectacle : je l'ai punaisée dans le couloir !

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre !" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Jacques Senelet parle de la Compagnie...

    « Les gens, ce sont tous les acteurs de nos projets : artistes, techniciens ou administratifs, petits et grands, bénévoles ou professionnels, acharnés ou dilettantes, extravagants ou modérés qui, issus de tous les horizons unissent leur force pour permettre l’aboutissement de projets fous, fous, fous. Les gens, ce sont tous ceux qui croient en nous, qui nous apportent les moyens d’exister, et que nous remercions ici, que ce soit les collectivités, ou nos nombreux, mais non moins irremplaçables, annonceurs. Les gens, c’est notre public, complice de toutes nos exactions hivernales ou estivales, dont l’assiduité et la chaleur sont nos belles récompenses. Les gens enfin, sont tous ces personnages qui nous habitent, ou que nous essayons d’habiter, et à qui nous nous efforçons de donner notre couleur, celle de la Compagnie des Gens. » 

    Le spectacle se tenait comme de coutume à L'espace Kiki de Montparnasse sur les hauteurs de Châtillon-sur-Seine (native de Châtillon-sur-Seine, la compagne et le modèle préféré de Man Ray est aussi la muse de nombreux artistes peintres des années 1920-1930 comme Foujita ou Modigliani).

    Nous n'avons pas dîné sur place comme le théâtre le proposait (dans la courette donnant sur le bâtiment de l'accueil) car je m'y suis prise trop tard : je tâcherai de mieux faire l'an prochain ! A l'entrée, nous sommes invités à montrer notre QR code, Coronavirus oblige... et nous récupérons les billets à l'accueil qui sert aussi de bar avant et après le spectacle.

    Quatorze euros la place, c'est honnête.

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Le spectacle a lieu en plein air cette année et nous sommes autorisés à retirer notre masque puisque l'ensemble du public a été contrôlé.

    Des gradins - pas très confortables, il faut l'avouer - sont installés face au décor construit en bois : ils permettent d'accueillir une centaine de spectateurs et ce soir le théâtre a fait le plein.

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Nous sommes dans un environnement arboré et il fait très beau.

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Le spectacle a été écrit, scénographié et mis en scène par Jacques Senelet. Il s'agit d'un vaudeville mythologique d'après Amphitryon de Molière et Lysistrata d'Aristophane.

    Le résumé de la pièce par Jacques Senelet

    "Une bourgade d'ici ou d'ailleurs balayée par le vent fripon de la mythologie. La guerre fait rage au dehors tandis que dans les faubourgs gronde la révolte des femmes, lassées du joug masculin. Il faut dire que la propension des hommes à vouloir tout régir au sein de la cité ainsi que dans la sphère privée du foyer, les privilèges abusifs dont ils se sont eux-mêmes dotés sans partage, leur goût immodéré pour le fait militaire et les banquets orgiaques ont en effet de quoi alimenter le courroux de leurs compagnes. La prise de conscience va s'organiser autour de la figure emblématique de Calliope, animatrice frondeuse d'un groupuscule féminin qui s'est donné comme double objectif de faire cesser cette domination sans partage et d'établir enfin une paix durable. Le moyen pour y parvenir ? Une grève du sexe ! (...)

    Les débuts du féminisme, en quelque sorte !

    La pièce débute par un chœur de femmes (chœur géorgien) accompagné à l'accordéon,  chœur que l'on retrouvera à plusieurs reprises au cours du spectacle.

     

    Puis, arrivent sur scène les femmes du palais, laissées seules par le départ à la guerre de leurs maris. On peut reconnaître à gauche Alcmène, la femme d'Amphitryon, et à droite au balcon sa servante, Calliope, à l'initiative de la fronde.

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    (...) Cependant que les conjurées délibèrent, nous assistons à l'intrusion de Zeus parmi les mortels de cette même cité. En effet, le dieu des dieux a entrepris la conquête amoureuse d'Alcmène, épouse du Général va-t-en-guerre Amphitryon, éloigné du domicile conjugal pour cause de campagne militaire. La beauté légendaire d'Alcmène a retourné les sens du Patron de l'Olympe au point qu'il n'hésitera pas à emprunter les traits augustes du mari afin de gagner plus promptement les faveurs de la dame. Il sera accompagné dans cette vile besogne par son fils Hermès chez qui l'idée d'endosser la défroque roturière de Sosie, valet d'Amphitryon, ne rencontre qu'un enthousiasme modéré.(...)

    Les femmes prêtent serment.

    Zeus (à gauche) et son fils Hermès sont arrivés par les airs... en avion.

    Trop drôle !

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    La nuit entre Zeus et Alcmène se passe derrière ce rideau rouge, en ombres chinoises...

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

     Après leurs ébats amoureux, Zeus et d'Alcmène se retrouvent au bain.

    Les putains, au chômage, restent malgré tout solidaires de la revendication.

    (...) L'histoire se corse encore avec le retour inopportun du véritable Sosie sommé par son maître d'aller porter à Alcmène la nouvelle de sa victoire. Le courage très relatif de notre homme est bientôt mis à l'épreuve lors d'une rencontre intempestive avec... lui-même ! Se croit-il d'abord le jouet d'une hallucination due à l'abus de vin résiné, qu'il apprend bien vite à son corps défendant combien il est difficile de résister à la dialectique du coup de bâton... d'autant qu'à l'autre bout du manche se trouve un adversaire par trop inégal : le dieu Hermès en personne."

    Où Sosie fait connaissance de son double...

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Le retour de la guerre

    Sosie, le valet d'Amphitryon, envoyé en éclaireur auprès d'Alcmène, retrouve son maître et lui relate les événements étranges qui se sont produits en son absence.

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Les femmes règlent leurs comptes aux hommes.

     Zeus finit par dévoiler son stratagème à Amphitryon.

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Mais à stratagème, stratagème et demi...

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Entre Calliope et Sosie, les rôles s'inversent !

    Les acteurs prennent la pose de Zeus...

    "Avatars, les dieux sont tombés sur la terre" : un spectacle de La Compagnie des Gens

    Le chœur final

    Les acteurs ont été très applaudis, à juste titre : un texte drôle et bien écrit, des acteurs au top de leur prestation, de beaux airs de musique, que demander de plus ?

    Bravo à la Compagnie des Gens !

    PS : j'espère que les vidéos de ce blog ne porteront pas ombrage aux acteurs. Elles ont été prises dans le but de faire honneur à leur spectacle que j'ai trouvé sensationnel !


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  •  Si vous avez raté cette pièce de théâtre programmée en dernière minute sur France 5, vous avez raté un excellent moment de rigolade.

    L'Hôtel du libre-échange s'est joué en 2017 à la Comédie Française s'il vous plait avec une mise en scène d'Isabelle Nanty et des costumes de Christian Lacroix. Elle est servie par d'excellents acteurs tels Michel Vuillermoz et Anne Kessler qui jouent ci-dessous l'une des dernières scènes.

    J'ai vu "L'hôtel du libre échange" de Feydeau sur la 5 : un vrai petit bijou

    L'histoire est fort banale : une femme se plaint que son mari la délaisse et un ami du couple se propose de lui rendre service en passant la nuit avec elle... L'hôtel a été choisi au hasard d'une publicité trouvée dans la boîte aux lettres : il s'agit - son nom est très évocateur - de l'hôtel du libre échange, un hôtel de passes dans lequel le couple va se retrouver pour une nuit très agitée en compagnie de plusieurs de leurs connaissances.

    La pièce est disponible dans son intégralité sur France 5 jusqu'au 29 juin 2020.

    Cliquez ICI pour la regarder.


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  • Avec Arlette et Michèle, je suis allée vendredi soir dernier au Théâtre du Rond-Point et nous avons passé toutes les trois une excellente soirée.

    J'ai vu "Logiquimperturbabledufou" au Théâtre du Rond-Point

    Tout comme son titre, la pièce de Zabou Breitman (dont on se doute tout de suite qu'elle se situe dans un asile psychiatrique) est complètement loufoque et fait beaucoup rire alors qu'il s'agit, paradoxalement, d'un thème on ne peut plus sérieux. Cela tient à l'écriture de l'auteur mais aussi à un quatuor extraordinaire de comédiens, dont d'ailleurs Antonin Chalon, le propre fils de la metteur en scène, entouré de trois autres jeunes comédiens (Camille Constantin, Rémy Laquittant et Rémi Petiot).

    Leur jeu ne se limite pas au texte, ils sont tour à tout aussi danseurs, acrobates, clowns... et quand un "aliéné" sort la réplique "C'est une histoire de fous", évidemment la salle rit beaucoup.

    Synopsis du Théâtre du Rond-Point

    C’est une histoire de fous. 

    Voyage heureux aux épicentres des folies, le spectacle voit défiler des portraits d’une humanité de bipolaires, paranoïaques et paumés en tous genres, voyous et génies, entourés des rêves de lapins roses dans l’enfer des médecins dépassés...

    Les lapins roses se jettent les uns sur les autres, par amour ou cannibalisme. Ballet de bestioles en liberté. Les psychiatres dansent la samba et des malades s’enfouissent à trois dans un grand pull rouge. Chacun a sa raison, sa logique imperturbable. Ils courent ou ralentissent le pas, rien de normal. Des portes et des fenêtres, des murs partout : ce sont les frontières qui séparent les fous des tarés, les cons des salauds, les poètes des méchants. Petit monde aux failles qui laissent passer la lumière, Logiquimperturbabledufou voit défiler des portraits d’une humanité de schizophrènes, bipolaires, paranoïaques et paumés en tous genres, voyous et génies, entourés des rêves de lapins roses dans l’enfer des médecins dépassés. Ils sont enfermés, aliénés. Mais « pourquoi eux, et pas nous » ?

    Zabou Breitman rassemble des textes authentiques de réunions de spécialistes de l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, des scènes de Tchekhov, de Shakespeare ou d’elle-même. Textes basés parfois sur les improvisations de ses quatre interprètes, danseurs, chanteurs, joueurs de ukulélé. Ils ont la grâce et l’insolence de la jeunesse et de la liberté. Metteuse en scène de La Médaille de Lydie Salvayre et du Journal de ma nouvelle oreille d’Isabelle Fruchart, comédienne pour Yasmina Reza dans Comment vous racontez la partie, Zabou Breitman apporte au Rond-Point un grand succès d’Avignon Off 2017, un voyage heureux aux épicentres des folies.
     

    Les acteurs sont tous aussi bons les uns que les autres : jugez plutôt...

    Un vrai régal !


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  •  J'ai vu hier soir au théâtre du Rond-Point une pièce que j'ai bien aimée. Je l'avais choisie pour l'acteur, Jacques Gamblin, que j'apprécie mais que je ne connaissais que par le cinéma.

    L'acteur, qui est un ami du navigateur Thomas Coville, tient la scène pendant une heure et demie, nous faisant partager les échanges épistolaires - surtout à sens unique - qu'il a eus avec celui-ci lors de son tour du monde en solitaire à bord de son trimaran en janvier-février 2014, tentant de battre le précédent record.

    En fait, Thomas Coville a dû faire demi-tour alors qu'il affrontait des vents extrêmement violents au large de l'Afrique, une expérience qui nous est rendue sur la scène du théâtre par la projection d'un film où la caméra, embarquée, nous fait vivre l'événement dans toute sa violence.

    Jacques Gamblin est donc seul en scène avec son ordinateur et une petite balle jaune qui représente le parcours du bateau sur l'immense planisphère projetée en fond de décor, et qui lui sert à suivre le parcours de son ami.

    "Je parle à un homme qui ne tient pas en place", un titre de pièce qu'il explicite au cours de son monologue : le bateau suit sa course folle, mené par des vents qui le conduisent aux quatre points cardinaux...

    La pièce est bien sûr centrée sur l'épreuve que représente la navigation en solitaire mais elle est aussi l'occasion, pour Jacques Gamblin, de parler de sa solitude à lui quand il se prépare à affronter le public, son trac pré représentation, ses angoisses quand - cela peut arriver à tout le monde - il fait une mauvaise prestation...

    A la fin du spectacle, il imagine les pensées du navigateur qui a passé plusieurs semaines, voire plusieurs mois, seul à affronter les éléments, et qui revient - ayant échoué de surcroît - au port, attendu par une centaine de personnes dont sa famille : trop difficile pour lui de revenir dans la vraie vie, trop difficile d'étreindre ses proches qui pourtant l'ont soutenu de leurs pensées tout au long de ce voyage... Un moment que j'ai ressenti comme très dur dans la pièce.

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    Je parle à un homme qui ne tient pas en place, un spectacle de Jacques Gamblin et thomas Coville, avec Jacques Gamblin. Scénographie et vidéo, Pierre Nouvel ; son Lucas Lelièvre ; lumières, Laurent Béal ; costumes Marie Jagou. Au théâtre du Rond-point jusqu’au 18 novembre 2018 à 18h30. Durée : 1h30.

    Un bel extrait de la pièce

     

    Depuis, Thomas Coville a réussi son exploit : en 2016, il a battu le record du monde de l'époque en faisant le tour du globe en 49 jours, 3 heures et 4 minutes.

    Merci Michèle pour la place que tu m'as proposée.


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